Impli décroche une bourse GBP 1,4 million pour le suivi hormonal continu en FIV
16 juin 2026
Le patch BEAM d’Impli utilise des biocapteurs à micro-aiguilles pour suivre les hormones en continu dans le cadre d’un traitement de FIV. L’entreprise femtech maintient une présence au Biopôle de Lausanne. | © Impli
Impli, l’entreprise deeptech développant le suivi moléculaire continu pour la santé hormonale et présente au Biopôle de Lausanne, a obtenu une bourse de 1,4 million de livres pour amener son patch de suivi hormonal vers la validation clinique dans la fécondation in vitro.
Impli, une entreprise deeptech développant le suivi moléculaire continu pour la santé hormonale, a obtenu une bourse de GBP 1,4 million du programme Invention for Innovation du National Institute for Health and Care Research (NIHR) du Royaume-Uni. Ce financement fera progresser BEAM (Bio-Endocrine Analysis Monitor), un patch à micro-aiguilles peu invasif, vers la validation clinique pour une utilisation dans la fécondation in vitro (FIV). Fondée comme spin-off d’Imperial College London, Impli maintient une présence sur le campus des sciences de la vie Biopôle à Lausanne depuis 2021.
La bourse soutient un programme de consortium de 30 mois réunissant Impli, l’Imperial College Healthcare NHS Trust, le King’s College London et le réseau de patients Fertility Europe, aux côtés du fabricant de dispositifs médicaux TTP. Le programme amènera BEAM du prototype à la première validation chez l’humain, avec une étude pilote sur 25 participantes et la préparation réglementaire et médico-économique en vue d’une adoption par le National Health Service britannique.
Porté sur le haut du bras, le patch BEAM utilise des biocapteurs électrochimiques à base d’aptamères pour mesurer en continu l’estradiol, l’hormone lutéinisante et la progestérone dans le liquide interstitiel, transmettant les données à un smartphone où des algorithmes d’IA convertissent les signaux en tendances hormonales en temps réel. L’infertilité touche une personne sur six dans le monde, et les cycles de FIV nécessitent actuellement jusqu’à dix visites en clinique pour des prises de sang, les cliniciens agissant souvent sur des valeurs hormonales vieilles d’un à deux jours. En réduisant ces visites à deux au minimum, le patch vise à permettre des ajustements thérapeutiques personnalisés en temps réel.
L’empreinte suisse d’Impli ne se limite pas à sa base lausannoise : l’entreprise a développé son biocapteur implantable CERES en collaboration avec le CSEM et la start-up zougoise Yalosys, dans le cadre d’un projet soutenu par Innosuisse. Si sa première indication est la FIV, BEAM est conçu comme une plateforme aux applications potentielles dans diverses affections hormonales, du syndrome des ovaires polykystiques à l’endométriose en passant par la ménopause.