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Le Swiss Scale-Up Report recense 265 entreprises en croissance, la Suisse occidentale parmi les principaux pôles

Environnement d'affaire

22 septembre 2026

Le Swiss Scale-Up Report 2026, premier état des lieux des entreprises suisses en phase de croissance, recense 265 scale-ups pour une valorisation cumulée estimée à CHF 26,6 milliards. Vaud se classe deuxième des cantons, et l'EPFL figure aux côtés de l'ETH Zurich parmi les principales sources de spin-offs. Le Swiss Scale-Up Report 2026 combine des données sur 265 scale-ups identifiées et une enquête approfondie menée auprès de 75 entreprises. | © Deep Tech Nation Switzerland

Le Swiss Scale-Up Report 2026, premier état des lieux des entreprises suisses en phase de croissance, recense 265 scale-ups pour une valorisation cumulée estimée à CHF 26,6 milliards. Vaud se classe deuxième des cantons, et l’EPFL figure aux côtés de l’ETH Zurich parmi les principales sources de spin-offs.

Le Swiss Scale-Up Report 2026, publié par Deep Tech Nation Switzerland, Swisscom Ventures, SIX Swiss Exchange et startupticker.ch, avec des contributions de Swisspreneur et de la Swiss Startup Association, recense pour la première fois les scale-ups suisses entreprise par entreprise. Il en identifie 265, d’une valorisation cumulée estimée à CHF 26,6 milliards, au sein d’une population nationale estimée entre 400 et 500, et s’appuie sur une enquête approfondie menée auprès de 75 d’entre elles. Le rapport définit une scale-up comme une entreprise dont le siège est en Suisse et qui a levé au moins CHF 20 millions sur dix ans, emploie 30 personnes ou plus, ou réalise un chiffre d’affaires annuel de CHF 5 millions en croissance d’au moins 20% par an.

La plupart de ces entreprises ont été fondées au cours de la dernière décennie : 64% relèvent de la deep tech et 43% sont des spin-offs d’universités ou d’institutions de recherche suisses. Parmi les entreprises interrogées, 71% conservent l’essentiel de leurs effectifs en Suisse, la moitié croît de plus de 50% par an et 76% réalisent la majeure partie de leur chiffre d’affaires à l’étranger. Les scale-ups représentent entre 14’000 et 18’000 postes de R&D, soit entre un quart et un tiers de l’ensemble du personnel de R&D du secteur privé en Suisse.

La Suisse occidentale dans le paysage des scale-ups

Zurich accueille 89 des scale-ups identifiées, devant Vaud (57), Zoug (34), Bâle-Ville (26) et Genève (18), le rapport décrivant une concentration le long de l’axe Zurich–Léman. Sur les 125 liens institutionnels recensés pour les spin-offs, l’EPFL en compte 41, pratiquement à égalité avec les 42 de l’ETH Zurich. Le rapport cite également l’European Spinout Report 2025, qui classe l’EPFL quatrième université européenne en matière de création de valeur par les spin-offs.

Plusieurs entreprises de la région figurent dans les études de cas et entretiens du rapport. Nexthink, fondée à Lausanne en 2004 à partir de travaux issus de l’EPFL, a conservé son cœur technologique et produit à Lausanne tout au long de sa croissance. La spin-off de l’EPFL Flyability illustre l’expansion internationale des scale-ups suisses, tandis que SWISSto12, basée à Renens, qui construit des charges utiles et de petits satellites géostationnaires, a annoncé un chiffre d’affaires de USD 140 millions pour 2025. Ecorobotix développe ses machines de pulvérisation de précision près de son siège d’Yverdon-les-Bains, et les genevoises Sonar et Proton apportent leur contribution par la voix de leurs fondateurs, Olivier Gaudin et Andy Yen. Parmi les programmes de soutien, le rapport mentionne le label Scale-up Vaud d’Innovaud, qui compte 44 entreprises pour sa dixième année, et la volée 2026 de Project Switzerland inclut les vaudoises Corintis et Insolight.

Financement et priorités politiques

Depuis 2012, les scale-ups identifiées ont levé plus de CHF 13 milliards en 348 tours de financement de stade avancé, l’essentiel de cette croissance étant financé par des investisseurs étrangers : la part suisse des capitaux attribués de stade avancé est passée de 27% en 2019–2022 à 13% en 2025. Sept entreprises interrogées sur dix prévoient un tour de financement dans les deux prochaines années. Interrogés sur les réformes qui les aideraient le plus, les fondateurs citent la facilitation des investissements des caisses de pension dans le capital-risque (73%), la standardisation des plans de participation des collaborateurs (61%), l’accélération des permis de travail pour les talents hors UE (48%) et la suppression du droit de timbre d’émission (44%), autant de mesures inscrites dans la Startup-Agenda Switzerland adoptée en février 2026.