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La Suisse en tête de l’Indice mondial de l’innovation pour la 16ème année consécutive

Environnement d'affaire

5 octobre 2026

La Suisse domine l'Indice mondial de l'innovation 2026 de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle pour la 16ème année d'affilée, devant la Suède et les États-Unis, dans une édition consacrée à l'entrepreneuriat de deep science. La Suisse se classe première parmi 139 économies dans l’Indice mondial de l’innovation 2026, publié par l’OMPI. | © OMPI

La Suisse domine l’Indice mondial de l’innovation 2026 de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle pour la 16ème année d’affilée, devant la Suède et les États-Unis, dans une édition consacrée à l’entrepreneuriat de deep science.

La Suisse conserve sa place d’économie la plus innovante du monde dans l’Indice mondial de l’innovation (GII) 2026, publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Il s’agit de la 16ème année consécutive en tête, après la première place de l’an dernier. La Suède et les États-Unis occupent à nouveau les deuxième et troisième rangs, suivis de la République de Corée et de Singapour.

L’indice couvre 139 économies sur la base d’environ 80 indicateurs. Selon le profil par pays de l’OMPI, la Suisse se classe première en matière de résultats de l’innovation et deuxième en matière de moyens, comme l’an dernier, et première parmi les 39 économies d’Europe. Elle domine à l’échelle mondiale la création de connaissances, la production créative et les liens d’innovation, et se place au premier rang pour les dépôts internationaux de brevets rapportés au PIB.

Le profil met aussi en évidence des acteurs de Suisse occidentale. L’EPFL se classe 22ème au monde dans le classement universitaire QS et première parmi les universités suisses pour son score combiné d’ouverture internationale et de liens avec l’industrie, selon les données du Times Higher Education. A Genève, SonarSource figure en tête des licornes suisses en termes de valorisation, avec USD 4,70 milliards, tandis qu’à Lausanne, MindMaze occupe le troisième rang des spin-offs de deep science les plus valorisées du pays.

La deep science au premier plan

Le thème spécial de cette année, « Powering entrepreneurs at the frontier of science », porte sur l’entrepreneuriat de deep science : des start-ups et des spin-offs fondées sur des percées scientifiques et techniques dans des domaines tels que les matériaux avancés, l’énergie, la génomique et les technologies quantiques, qui nécessitent plus de temps et de capitaux pour atteindre le marché que les entreprises numériques. L’analyse conclut qu’aucun autre grand pays ne compte davantage d’entreprises deep tech financées par du capital-risque par habitant que la Suisse.

Le rapport relativise toutefois cette force. Les États-Unis et la Chine représentent 89 des 100 entreprises deep tech les plus valorisées fondées depuis 2000, et le nombre de start-ups deep tech a augmenté d’un peu moins de 60% en Suisse entre 2020 et 2025, contre près de 300% en Estonie. Le rapport recommande notamment de financer les maillons manquants entre les subsides de recherche et le capital privé évolutif, et d’activer la demande des grands acheteurs et des pouvoirs publics.