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La Suisse à la 3ème place mondiale pour l’intensité de R&D des entreprises

Environnement d'affaire

18 mai 2026

Une étude EY classe la Suisse 3ème place mondiale pour l'intensité R&D et 6ème pour les dépenses totales, avec 14 entreprises suisses dans le top 500 mondial. Le leadership suisse en matière de R&D est porté par ses secteurs pharmaceutique et technologique, avec 14 entreprises parmi les 500 premiers investisseurs mondiaux en R&D en 2025.

Une étude EY classe la Suisse 3ème place mondiale pour l’intensité R&D et 6ème pour les dépenses totales, avec 14 entreprises suisses dans le top 500 mondial.

Selon la dernière édition de l’étude EY « Top 500 R&D », publiée le 12 mai 2026 et portant sur les données 2025, la Suisse se classe au 6ème rang mondial en termes de dépenses totales de R&D des entreprises, avec EUR 34 milliards, devant le Royaume-Uni (EUR 33 milliards), la France (EUR 27 milliards) et les Pays-Bas (EUR 26 milliards). Quatorze entreprises suisses figurent dans le top 500 mondial, Roche arrivant en tête avec EUR 14,3 milliards de dépenses en R&D.

Le chiffre le plus révélateur reste l’intensité R&D, soit le ratio des dépenses de recherche par rapport au chiffre d’affaires. Avec 8,4%, les entreprises suisses se classent au 3ème rang mondial, derrière les Pays-Bas (9,7%) et les États-Unis (9,2%) seulement, et loin devant la moyenne européenne de 6,7%. La Suisse ne se distingue donc pas uniquement par le volume de ses investissements en valeur absolue, mais par la part que ses entreprises consacrent à la recherche rapportée à leur taille, une mesure particulièrement significative pour un pays de huit millions d’habitants.

Le contexte général de l’étude vient renforcer cette dynamique. Au sein du top 500 mondial, les budgets R&D ont progressé de 9,4% en 2025, tandis que les chiffres d’affaires n’ont augmenté que de 4,7%, un signe que les grandes entreprises accordent une priorité croissante à l’innovation plutôt qu’aux rendements à court terme. Les entreprises américaines ont été les plus dynamiques, accélérant leur croissance R&D de 6% à 12%, tandis que les entreprises européennes sont restées stables autour de 5% de croissance malgré des revenus stagnants.

Ces résultats reflètent un engagement national plus large en faveur de la recherche et du développement. La Suisse investit plus de 3% de son PIB dans des activités de R&D, avec des dépenses totales avoisinant CHF 26 milliards, dont 69% sont pris en charge par le secteur privé. Cet investissement s’appuie sur un réseau dense d’institutions de recherche de premier plan, avec notamment le CERN, l’Institut Paul Scherrer, l’Empa, Innosuisse et l’EPFL. Découvrez le rôle central de la R&D dans le leadership mondial de la Suisse ici.

Grâce à une tradition d’excellence en matière de recherche et de développement, la Suisse maintient son rang de leader mondial de l’innovation pour la douzième année consécutive. Cette réussite est soutenue par un écosystème dynamique ainsi que des institutions gouvernementales et académiques qui encouragent activement l’innovation.

Les résultats de l’étude EY s’inscrivent dans la continuité du bilan de la Suisse en matière de compétitivité internationale. Le pays occupe la première place de l’Indice mondial de l’innovation depuis 15 années consécutives et domine de nombreux classements en matière de talent, d’éducation et de production de connaissances. Pour les entreprises qui réfléchissent à l’implantation de leurs activités de R&D, la combinaison suisse d’ambition entrepreneuriale, d’infrastructure de recherche publique et de stabilité institutionnelle constitue un argument de poids.

Découvrez comment la Suisse se distingue dans les classements mondiaux ici.