Aller au contenu

L’Asinov School ouvre à Renens pour former les professionnels à travailler avec les robots humanoïdes

Tech

13 octobre 2026

L'Asinov School accueillera à Renens sa première volée le 18 janvier 2027. Cette formation de 12 mois prépare des professionnels à déployer et à piloter des robots humanoïdes dotés d'intelligence artificielle, et se termine par une semaine d'immersion à Shanghai. Benoît Dubuis, directeur de l’Asinov School, avec son hôte, le professeur Chen de la Shanghai University, aux côtés d’un humanoïde Unitree à l’Unitree Shanghai University Institute. | © Asinov School

L’Asinov School accueillera à Renens sa première volée le 18 janvier 2027. Cette formation de 12 mois prépare des professionnels à déployer et à piloter des robots humanoïdes dotés d’intelligence artificielle, et se termine par une semaine d’immersion à Shanghai.

L’Asinov School a ouvert les candidatures pour sa première volée, dont les cours débuteront le 18 janvier 2027. Lancée par les Fondations Inartis et Dalle Molle avec 42 Lausanne, elle se présente comme une plateforme internationale dédiée à l’intelligence embarquée et à la robotique humanoïde. L’Académie suisse des sciences techniques (SATW) et l’Académie chinoise d’ingénierie (CAE) soutiennent l’initiative.

L’école part d’un constat simple : le goulet d’étranglement n’est pas l’ingénierie, mais le déploiement. Sa devise : « You don’t need to build robots. You need to know how to work with them. » Le programme enseigne donc à identifier où les humanoïdes créent de la valeur et à les mettre en œuvre dans la santé, l’industrie, la logistique, les services et le secteur public, plutôt qu’à concevoir des robots.

Un programme de 12 mois fondé sur les projets

Calqué sur le modèle des écoles 42, le programme ne comprend pas de cours traditionnels. Il repose sur l’apprentissage par projets, le peer-learning et l’expérimentation pratique. Flexible et en autonomie, il dure en moyenne 12 mois, soit environ six mois de cours et six mois consacrés à un projet personnel. La formation commence par des robots quadrupèdes, les humanoïdes étant introduits ensuite. Pierre-Louis Cardin, Campus Lead de 42 Lausanne, affirme que la robotique humanoïde exige une pédagogie fondée sur la pratique, l’autonomie et la résolution de problèmes réels.

L’école s’appuie sur deux pôles : Renens, à Station R, et Shanghai, où les étudiants passent une semaine d’immersion finale auprès de plateformes humanoïdes de nouvelle génération encore en développement. À Shanghai, l’école travaille avec le System Integration Lab, la Shanghai University et l’Unitree – Shanghai University Embodied Intelligence Joint Lab, qui donne accès à des plateformes robotiques mobiles et humanoïdes.

Partenaires et demande initiale

Benoît Dubuis dirige l’école, avec David Vandenbrouck comme codirecteur. Parmi ses partenaires figurent la Fondation Dalle Molle, la Fondation Inartis, 42 Lausanne, la SATW, le System Integration Lab, l’Idiap, la HEPIA, la HES-SO Valais-Wallis, DEFTECH, IBSA Group et le fabricant de robots AgiBot. La première volée est limitée en nombre, et une vingtaine de participants étaient déjà inscrits, dont la moitié envoyés par leur employeur.

Cette formation arrive alors que les robots humanoïdes commencent à atteindre le marché. Les humanoïdes d’AgiBot, déjà commercialisés en Suisse, doivent être livrés dès la fin de l’année à des prix allant d’environ 30’000 à 120’000 CHF, avec des usages dans l’emballage, la manutention et la logistique. Les démonstrations à Renens ont aussi montré que la technologie est encore en phase de maturation, avec des chutes et des interactions imprévisibles.

L’écosystème de la robotique en Suisse occidentale est présenté plus en détail dans notre panorama pour les entreprises de robotique.