L’ESA prolonge la mission du télescope spatial CHEOPS jusqu’en 2029
15 juin 2026
Représentation artistique de CHEOPS, le télescope spatial construit à l’Université de Berne et dont le centre des opérations scientifiques se trouve à l’Université de Genève. | © ESA / ATG medialab
Suite aux remarquables performances scientifiques du télescope spatial CHEOPS, l’Agence spatiale européenne prolonge sa mission jusqu’à fin 2029, plaçant son centre des opérations scientifiques de l’Université de Genève au cœur de la recherche européenne sur les exoplanètes.
L’Agence spatiale européenne (ESA) a décidé de prolonger la mission du télescope spatial CHEOPS jusqu’à fin 2029, au vu de ses remarquables performances scientifiques. CHEOPS est une mission conjointe de l’ESA et de la Suisse, conduite par l’Université de Berne (UniBE) en collaboration avec l’Université de Genève (UNIGE), qui héberge le centre des opérations scientifiques de la mission au sein de son Département d’astronomie.
Lancé en décembre 2019, CHEOPS (CHaracterising ExOPlanets Satellite) mesure les variations de luminosité d’une étoile lorsqu’une planète passe devant elle, ce qui permet de déterminer la taille et la densité des exoplanètes. La mission avait été prolongée une première fois en 2023, et le Comité des programmes scientifiques de l’ESA vient d’approuver une seconde prolongation jusqu’à la fin de la décennie.
Parmi ses découvertes, CHEOPS a contribué à l’identification d’une planète en orbite autour de l’étoile LHS 1903 et a détecté, pour la première fois, la déformation d’une exoplanète sous l’effet de fortes forces de marée, lui donnant une forme plus proche d’un ballon de rugby que d’une sphère. Le télescope fonctionne également en tandem avec d’autres missions, dont le télescope spatial James Webb, en identifiant des cibles prometteuses et en caractérisant les exoplanètes avant l’étude détaillée de leur atmosphère.
Au cours des prochaines années, CHEOPS poursuivra ses programmes d’observation à long terme, examinera de nouveaux systèmes planétaires et testera des méthodes d’observation innovantes, telles que la recherche d’exolunes et la détermination plus précise de la structure interne des planètes.
Cette prolongation souligne le rôle de l’Université de Genève et de la Suisse occidentale dans la recherche sur les exoplanètes, un domaine dans lequel la région a bâti une expertise profonde depuis la découverte de la première exoplanète orbitant autour d’une étoile semblable au Soleil par les astronomes genevois Michel Mayor et Didier Queloz en 1995, travaux récompensés par le prix Nobel de physique 2019.